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••• A l'origine, les céréales
Il y a des milliers d'années, les hommes broyaient déjà
les céréales, qui additionnées d'eau formaient une
bouillie d'orge, de blé, de sarrasin ou d'avoine.
Peu à peu, ils ont donné à ces bouillies une consistance
plus épaisse.
Cette pâte réduite en minces galettes séchées
ou cuites fournissaient un aliment précieux car il servait de provision
et pouvait être transporté.
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••• La brillante Egypte
Si l'Egypte est le berceau des arts et des sciences, elle est aussi celui
de la boulangerie.
Le paysan de la vallée du Nil cultivait de nombreuses céréales.
Les boulangers confectionnaient des pains de formes variées, parfois
destinés aux rites et aux offrandes.
Farine, eau, sel, levain : ils tenaient déjà la recette
du pain, qu'ils enrichissaient parfois de graisse, d'ufs ou de miel.
Les pains azymes, eux, ne renfermaient pas de levain.
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••• Au temps des Grecs et des Romains
Grecs et Romains avaient eux aussi leurs boulangers.
Et s'ils étaient d'abord perçus comme des mangeurs de maza
et polenta qui ne sont autres que des bouillies, ils se sont vite régalés
de pains variés : pain mollet additionné d'huile et de lait,
pain lachman à manger chaud, pain boletin en forme de morille,
pains ostrearii à servir avec les huîtres !
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••• Un moyen-âge contrasté
Les premières boulangeries publiques ont ouvert en France au VIème
siècle, dès le Haut Moyen Âge.
On y vendait le pain ordinaire ou pain bis, le pain broyé (pâte
battue à l'aide de deux bâtons), le pain de Chailly (réalisé
avec les meilleures farines), le pain d'épices... Un choix qui
bien sûr n'était pas accessible à toutes les bourses.
C'est seulement à partir de 1050 que le pain devient la base de
l'alimentation. Le rôle du christianisme dans sa promotion et sa
diffusion a été considérable pendant tout le Moyen
Âge.
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••• Le pain de la renaissance
Devenu, à la Renaissance, aliment populaire par excellence, le
pain se dégustait blanc chez les nobles et les bourgeois qui l'achetaient
chez leur boulanger.
Les paysans se contentaient d'un pain noir qu'ils réalisaient
eux-mêmes à partir des céréales disponibles.
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••• Le pain du XVIIème siècle
Le XVIIème siècle vit naître les sciences agronomiques.
La boulangerie connut aussi un essor. Les farines sont devenues plus
blanches et les pains jusqu'alors de forme ronde ont commencé à
se diversifier. Autant d'améliorations encore réservées
à la ville.
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••• Le pain devenu symbole au XVIIIème
Au XVIIIème siècle, le pain représentait plus qu'un
aliment de base.
Il symbolisait le sacré, l'espoir, la justice, la stabilité.
C'était l'époque des soulèvements populaires tant
redoutés par le Roi de France, pour manque de pain.
Alors l'Etat constituait des stocks de grains, cherchait des solutions
pour éviter les famines. Parmentier proposa même un pain
aux pommes de terre.
En 1793, on arrive au pain pour tous, riches et pauvres, le pain de l'Egalité.
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••• Le commerce devenu libre au XIXème siècle
La préoccupation constante d'approvisionnement en pain pendant
la révolution était toujours d'actualité au début
du XIX ème siècle.
Napoléon aurait d'ailleurs voulu organiser la boulangerie qu'il
considérait comme un service public. Après une sombre période,
celle de la taxation du pain entre autres, fut proclamée en 1863
la liberté du commerce de la boulangerie.
A partir de la fin du XIXème siècle, le pain français
s'est distingué. A la question "dans quel pays mange-t-on
le meilleur pain ?", les réponses étaient unanimes
: "C'est en France".
Ce fut pourtant aussi l'époque où les critiques furent
virulentes.
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••• Un fournil bien équipé
Ce qui caractérisa enfin le XIXème et surtout le XXème
siècle, ce fut l'apparition des machines dans les fournils, en
particulier les pétrins mécaniques qui remplacèrent,
à son plus grand soulagement, les bras du boulanger.
Ainsi le boulanger peut-il être fier d'exercer un métier
qui a traversé les siècles, accompagnant fidèlement
l'histoire des hommes.
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